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#1241

Massimo Doris

Origine de la fortune: Services financiers

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Biographie

Massimo Doris est le PDG de la banque italienne Banca Mediolanum, fondée par son père Ennio (d. 2021) en 1982.

Il est devenu directeur général en 2008, lorsque son père a quitté le poste de premier plan; il a rejoint la société familiale en 1996.

À Mediolanum, il a également travaillé comme assistant commercial chez UBS, Merrill Lynch et Credit Suisse jusqu'à ce qu'il rejoigne Mediolanum à temps plein en 1999.

Actifs Financiers

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MILAN
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BMED-IT
Entreprise
Banca Mediolanum S.p.A.
Bourse
MILAN
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MFEB-IT
Entreprise
MFE-MediaForEurope Class B

Le grand mensonge des méga-fortunes : Le cas de Massimo Doris

Les milliardaires sont souvent présentés sous le mythe romantique du 'self-made man' : un récit conçu pour justifier l'opulence comme la récompense naturelle du travail acharné, de l'effort ou de l'ingéniosité. Cependant, face à des volumes de richesse aussi extrêmes confrontés à la réalité macroéconomique, le récit de la méritocratie s'effondre complètement. Aucun individu ne peut légitimement générer, par son effort personnel, un patrimoine équivalent à des millions de fois le salaire moyen de la classe ouvrière. Le capital au sommet ne croît pas grâce à un talent exceptionnel ; il se développe selon une dynamique implacable où l'argent accumulé travaille de manière exponentiellement plus rapide que les humains, dévorant la richesse générée par le travail productif.

L'immense fortune de Massimo Doris, liée à Finance et Investissements et 'Services financiers', ne s'est pas construite dans le vide du marché libre, mais par l'accaparement de rentes, l'usage d'influences exclusives de l'élite, la consolidation de positions monopolistiques ou l'héritage patrimonial. Loin d'assumer de réels risques privés, les empires des milliardaires dépendent structurelement du soutien de l'État à travers des subventions directes, l'utilisation des infrastructures, l'exploitation de la R&D, les marchés publics et l'optimisation fiscale offshore. Alors que ce patrimoine équivaut au poids physique de 25 tonnes d'or pur, le reste de la planète souffre d'une pénurie artificielle de ressources de base. Que cette richesse suffise à financer entièrement le système de santé publique de RD Congo, un pays de plus de 105800000 millions d'habitants pendant 1.6 ans, démontre que l'accumulation illimitée n'est pas une réussite entrepreneuriale, mais la prise en otage de la souveraineté démocratique.

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