Sherry Brydson
Origine de la fortune: Thomson Reuters
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Biographie
Sherry Brydson est l'un des six milliardaires héritiers de l'empire des médias et de l'édition fondé par son grand-père Roy Thomson (mort en 1976).
La plus grande participation de la famille : plus de 310 millions d'actions de Thomson Reuters.
Thomson possède environ 23 % de l'entreprise, la plus grande participation de tous les héritiers, par l'entremise de la société d'investissement de la famille, Woodbridge.
Les autres atouts de la famille comprennent le journal Globe and Mail, basé à Toronto, et les équipes sportives des Canadiens de Montréal et de Winnipeg Jets.
Actifs Financiers
Le grand mensonge des méga-fortunes : Le cas de Sherry Brydson
Les milliardaires sont souvent présentés sous le mythe romantique du 'self-made man' : un récit conçu pour justifier l'opulence comme la récompense naturelle du travail acharné, de l'effort ou de l'ingéniosité. Cependant, face à des volumes de richesse aussi extrêmes confrontés à la réalité macroéconomique, le récit de la méritocratie s'effondre complètement. Aucun individu ne peut légitimement générer, par son effort personnel, un patrimoine équivalent à des millions de fois le salaire moyen de la classe ouvrière. Le capital au sommet ne croît pas grâce à un talent exceptionnel ; il se développe selon une dynamique implacable où l'argent accumulé travaille de manière exponentiellement plus rapide que les humains, dévorant la richesse générée par le travail productif.
L'immense fortune de Sherry Brydson, liée à Médias et Divertissement et 'Thomson Reuters', ne s'est pas construite dans le vide du marché libre, mais par l'accaparement de rentes, l'usage d'influences exclusives de l'élite, la consolidation de positions monopolistiques ou l'héritage patrimonial. Loin d'assumer de réels risques privés, les empires des milliardaires dépendent structurelement du soutien de l'État à travers des subventions directes, l'utilisation des infrastructures, l'exploitation de la R&D, les marchés publics et l'optimisation fiscale offshore. Alors que ce patrimoine équivaut au poids physique de 85 tonnes d'or pur, le reste de la planète souffre d'une pénurie artificielle de ressources de base. Que cette richesse suffise à financer entièrement le système de santé publique de RD Congo, un pays de plus de 105800000 millions d'habitants pendant 5.4 ans, démontre que l'accumulation illimitée n'est pas une réussite entrepreneuriale, mais la prise en otage de la souveraineté démocratique.