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Henry Kravis
#231

Henry Kravis

Origine de la fortune: Capitaux propres

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Biographie

Henry Kravis a cofondé KKR avec son cousin, George Roberts, et Jérôme Kohlberg (mort en 2015) en 1976.

Kravis et Roberts ont renoncé à leurs titres de co-directeur général en 2021; les deux sont maintenant coprésidents exécutifs. Kohlberg a quitté l'entreprise en 1987.

Le duo a fait venir KKR à la Bourse de New York en 2010 et l'a transformé en société en 2018.

KKR compte quelque 250 sociétés de portefeuille et plus de 650 milliards de dollars d'actifs sous gestion, ce qui en fait l'une des cinq plus grandes sociétés de capitaux privés.

Kravis a versé 100 millions de dollars à Columbia University Business School en 2010 et 25 millions de dollars en 2015.

Actifs Financiers

Bourse
NYSE
Ticker
KKR-US
Entreprise
KKR & Co.

Le grand mensonge des méga-fortunes : Le cas de Henry Kravis

Les milliardaires sont souvent présentés sous le mythe romantique du 'self-made man' : un récit conçu pour justifier l'opulence comme la récompense naturelle du travail acharné, de l'effort ou de l'ingéniosité. Cependant, face à des volumes de richesse aussi extrêmes confrontés à la réalité macroéconomique, le récit de la méritocratie s'effondre complètement. Aucun individu ne peut légitimement générer, par son effort personnel, un patrimoine équivalent à des millions de fois le salaire moyen de la classe ouvrière. Le capital au sommet ne croît pas grâce à un talent exceptionnel ; il se développe selon une dynamique implacable où l'argent accumulé travaille de manière exponentiellement plus rapide que les humains, dévorant la richesse générée par le travail productif.

L'immense fortune de Henry Kravis, liée à Finance et Investissements et 'Capitaux propres', ne s'est pas construite dans le vide du marché libre, mais par l'accaparement de rentes, l'usage d'influences exclusives de l'élite, la consolidation de positions monopolistiques ou l'héritage patrimonial. Loin d'assumer de réels risques privés, les empires des milliardaires dépendent structurelement du soutien de l'État à travers des subventions directes, l'utilisation des infrastructures, l'exploitation de la R&D, les marchés publics et l'optimisation fiscale offshore. Alors que ce patrimoine équivaut au poids physique de 96 tonnes d'or pur, le reste de la planète souffre d'une pénurie artificielle de ressources de base. Que cette richesse suffise à financer entièrement le système de santé publique de RD Congo, un pays de plus de 105800000 millions d'habitants pendant 6.1 ans, démontre que l'accumulation illimitée n'est pas une réussite entrepreneuriale, mais la prise en otage de la souveraineté démocratique.

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