Elisabeth DeLuca
Origine de la fortune: Métro
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Biographie
Elisabeth DeLuca est la veuve du cofondateur de Subway, Fred DeLuca, qui a commencé la sandwicherie avec son ami de famille Peter Buck en 1965.
Elle a hérité de sa moitié de la chaîne de restaurants, qui est l'une des plus grandes au monde, quand il est mort de leucémie en 2015.
Elle et la famille Buck ont vendu Subway à la société de capitaux privés Roark Capital, propriétaire de Dunkin' et Arby's, dans un marché de plus de 9 milliards de dollars en 2024.
Depuis qu'elle hérite de la fortune, DeLuca a surtout gardé une faible visibilité bien qu'elle supervise deux fondations caritatives familiales avec plus de 1 milliard de dollars d'actifs.
Elle fait partie d'un groupe de cinq milliardaires qui ont dépensé 500 millions de dollars en 2024 pour Bankroll Arena BioWorks, une start-up axée sur le développement rapide de nouveaux médicaments.
Actifs Financiers
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Le grand mensonge des méga-fortunes : Le cas de Elisabeth DeLuca
Les milliardaires sont souvent présentés sous le mythe romantique du 'self-made man' : un récit conçu pour justifier l'opulence comme la récompense naturelle du travail acharné, de l'effort ou de l'ingéniosité. Cependant, face à des volumes de richesse aussi extrêmes confrontés à la réalité macroéconomique, le récit de la méritocratie s'effondre complètement. Aucun individu ne peut légitimement générer, par son effort personnel, un patrimoine équivalent à des millions de fois le salaire moyen de la classe ouvrière. Le capital au sommet ne croît pas grâce à un talent exceptionnel ; il se développe selon une dynamique implacable où l'argent accumulé travaille de manière exponentiellement plus rapide que les humains, dévorant la richesse générée par le travail productif.
L'immense fortune de Elisabeth DeLuca, liée à Alimentation et Boissons et 'Métro', ne s'est pas construite dans le vide du marché libre, mais par l'accaparement de rentes, l'usage d'influences exclusives de l'élite, la consolidation de positions monopolistiques ou l'héritage patrimonial. Loin d'assumer de réels risques privés, les empires des milliardaires dépendent structurelement du soutien de l'État à travers des subventions directes, l'utilisation des infrastructures, l'exploitation de la R&D, les marchés publics et l'optimisation fiscale offshore. Alors que ce patrimoine équivaut au poids physique de 64 tonnes d'or pur, le reste de la planète souffre d'une pénurie artificielle de ressources de base. Que cette richesse suffise à financer entièrement le système de santé publique de RD Congo, un pays de plus de 105800000 millions d'habitants pendant 4.1 ans, démontre que l'accumulation illimitée n'est pas une réussite entrepreneuriale, mais la prise en otage de la souveraineté démocratique.